Home Nouvelles Dernière heure L’incidence des longues listes d’attente va bien au-delà de la pression exercée sur les autres soins, affirme le président de l’ACO
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L’incidence des longues listes d’attente va bien au-delà de la pression exercée sur les autres soins, affirme le président de l’ACO PDF Imprimer Envoyer

« L'Association Canadienne d'Orthopédie (ACO) est d'accord avec l'Alliance sur les temps d'attente (ATA) pour dire que les patients atteints d'une maladie chronique qui attendent d'autres soins doivent malheureusement occuper des lits aux soins aigus, ce qui constitue un grave problème, affirme le Dr Ross Leighton, président de l'ACO. L'arrivée d'un plan national pour remédier à ce problème complexe de sorte à permettre l'utilisation la plus efficace possible des lits aux soins aigus est donc très attendue. Cela dit, de notre point de vue, il y a d'autres problèmes urgents sur lesquels on doit se pencher. »

Membre fondateur de l'ATA, l'ACO a établi des normes nationales applicables aux temps d'attente pour les arthroplasties de la hanche et du genou en 2006, normes que les orthopédistes canadiens s'efforcent de respecter depuis. Une partie des fonds attitrés dans le cadre de l'Accord de 2004 des premiers ministres sur le renouvellement des soins de santé a permis de réduire ces temps d'attente, sans que nous arrivions toutefois à des résultats conformes aux normes acceptables dans nombre des régions du pays. L'Accord n'a pas contribué à l'uniformisation des soins orthopédiques, et ce, tant à l'échelle nationale que provinciale. En outre, l'accent mis sur les soins de la hanche et du genou a provoqué une hausse marquée des temps d'attente pour d'autres sous-spécialités orthopédiques, notamment le rachis, l'épaule et le coude, le poignet, la main, le pied et la cheville, et l'orthopédie pédiatrique. 

« Nous avons encore beaucoup à faire avant que tous les patients en orthopédie reçoivent rapidement des soins, déclare le Dr Leighton. La demande dépasse encore notre capacité à y répondre. Alors que nous avons plus que jamais besoin d'orthopédistes, beaucoup de diplômés canadiens en orthopédie ne trouvent pas de travail au pays en raison d'une infrastructure et de ressources provinciales déficientes. Il me paraît évident qu'on ne peut pas se permettre de perdre une telle main-d'œuvre spécialisée, surtout quand la demande en orthopédie atteint des sommets et que les coûts sociétaux des temps d'attente sont de loin supérieurs à ceux des chirurgies nécessaires. » 

Depuis 2007, par l'intermédiaire de l'organisme affilié Décennie des os et des articulations au Canada, l'ACO œuvre à l'élaboration d'un modèle de soins qui a concrètement réduit les temps d'attente en consultation orthopédique. L'ACO fait activement la promotion de cette approche auprès de son millier de membres et des décideurs gouvernementaux. « Sur tous les plans, il s'agit d'un exemple probant de réforme concrète des soins de santé, constate le Dr Leighton. Il ne s'agit pas d'un cadre imposé par les décideurs, mais du fruit d'un dur labeur à la base même du système. » Bien que cette initiative doive être louangée, les temps d'attente excessifs en chirurgie font ombrage à ses effets positifs. 

L'augmentation des ressources chirurgicales est essentielle à la réussite du modèle de soins. « Malgré des données incontestables, on hésite à réaffecter les ressources aux personnes ayant le plus besoin de soins au pays, soit les patients en orthopédie. L'ACO, qui défend leurs droits, est à même de constater leur souffrance quand ces personnes doivent attendre pour une arthroplastie et, de plus en plus, pour d'autres procédures orthopédiques. Nous sommes d'avis que tous les gouvernements provinciaux, qui ont adopté le principe d'un système de soins axé sur les patients, doivent remédier à la situation dès que possible. »

Mise à jour le Mercredi, 04 Juillet 2012 14:31