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Recrutement et rétention des chirurgiens orthopédistes: Assurer la relève de la spécialité Emil H. Schemitsch, M.D., FRCSC Rédacteur en chef Le Bulletin de l’ACO L’an dernier, j’ai rédigé un certain nombre d’éditoriaux sur le thème de la fragilité de notre système de santé. Une bonne partie de ces messages portaient sur la crise de l’accès aux soins dispensés par les chirurgiens orthopédistes au Canada. L’importante pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans la spécialité de l’orthopédie est une autre question connexe. Les longues listes d’attente et les longs délais d’attente des traitements ont d’importantes répercussions sur les patients. Les délais d’attente des traitements sont en partie reliés à la pénurie d’orthopédistes dont le nombre a chuté dans de nombreux centres hospitaliers et dont l’âge moyen a augmenté considérablement. Cette tendance n’est pas souhaitable, car la population continue de vieillir et requiert de plus en plus de soins orthopédiques et de traitement pour des fractures.
La solution à ce problème de main-d’œuvre n’apparaîtra pas du jour au lendemain. Il faudra recruter des chirurgiens orthopédistes et les retenir ici. Il faudra aussi un effort concerté afin d’attirer vers notre spécialité les jeunes qui sortent de nos écoles de médecine. À court terme, des mesures doivent être prises pour améliorer les conditions de travail des dispensateurs de soins orthopédiques, en particulier en dehors des heures de travail habituelles, la nuit et les fins de semaines. Faire travailler davantage un nombre plus restreint d’orthopédistes n’est certainement pas une solution. En particulier, nous devons redéfinir notre façon de fournir les services et examiner de nouveaux modèles de prestation des soins en traumatologie. Il faut aussi apporter des modifications au système et accroître la disponibilité des ressources. Les unités d’orthopédie devraient avoir accès aux salles des plâtres quotidiennement. Cela permettrait de traiter les cas de fracture durant le jour et aurait des répercussions positives tant pour les patients que pour les médecins. Mais ce changement ne devrait pas se faire aux dépens des chirurgies non urgentes, autrement les listes d’attente pour ces interventions et les délais d’attente des traitements ne feront que s’allonger. Nous devons également encourager les étudiants en médecine à s’intéresser à l’orthopédie comme carrière. Ce sont eux qui assureront la relève de la spécialité. Or, moins d’étudiants considèrent l’orthopédie comme carrière et cela est peut-être lié au style de vie et à d’autres questions. Je m’inquiète lorsque j’entends dire qu’il y aura peut-être moins de candidats à la formation en orthopédie. Nous devons nous efforcer de rejoindre les étudiants et leur parler de la satisfaction que peut procurer une carrière en orthopédie. Nous devons également encourager plus de femmes à choisir l’orthopédie, afin de refléter la composition actuelle des classes des écoles de médecine. Notre organisation, l’Association Canadienne d’Orthopédie, a un important rôle d’ambassadeur à jouer à cet égard. |