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Prix John Charnley 2009 : deux équipes canadiennes parmi les lauréats
À l'occasion de son congrès annuel, tenu cet hiver à Las Vegas, la Hip Society a reconnu le travail exceptionnel en recherche clinique de deux équipes canadiennes, soit une du Québec et une autre de la Colombie-Britannique, en leur décernant le prix John Charnley, l'une de ses distinctions internationales les plus prestigieuses.
Au Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CRHMR), à Montréal, les Drs, Martin Lavigne, Pascal-André Vendittoli et Alain Roy, en collaboration avec les kinésiologues Marc Therrien, Julie Nantel et François Prince, ont mené une importante étude comparative pour évaluer la performance des techniques de resurfaçage par rapport au remplacement total de la hanche avec surfaces métal sur métal. Dans une première étude, les chercheurs ont réussi à démontrer la légère supériorité fonctionnelle et les plus faibles risques de luxation associés au resurfaçage de la hanche par rapport à la prothèse totale de la hanche avec surfaces métal sur métal de grand diamètre. Dans une deuxième étude, effectuée à double insu et retenue pour le prix John Charnley, les chercheurs ont comparé la fonctionnalité des deux procédures à l'aide du laboratoire de marche avec caméras Vicon. Il a été démontré qu'à six mois, les deux groupes obtenaient des résultats équivalents, le resurfaçage de la hanche offrant toutefois un avantage évident : la préservation osseuse du fémur. S'exprimant au nom de l'équipe de recherche, fort émue, le Dr Lavigne a déclaré : « C'est le plus grand honneur que nous pouvions espérer obtenir. » 
On a aussi remis le prix John Charnley aux Drs Donald Garbuz, Bas Masri, Clive Duncan et Nelson Greidanus, de l'Université de la Colombie-Britannique et du Vancouver General Hospital, de même qu'au Dr Michael Tanzer de l'Université McGill, en reconnaissance de leurs essais aléatoires multicentre comparant le resurfaçage métal sur métal aux prothèses totales de la hanche avec surfaces métal sur métal de grand diamètre. L'équipe de recherche, qui comptait aussi les Drs Robert Korbyl et Timothy J. Pearce, de Red Deer, en Alberta, a permis d'établir que la fonctionnalité de l'articulation et la qualité de vie après le rétablissement sont les mêmes pour les deux groupes, quoique les patients ayant subi un remplacement total de la hanche avaient un taux de cobalt dix fois plus élevé que ceux ayant subi un resurfaçage. De plus, le taux de chrome chez le premier groupe était 2,6 fois plus élevé. Ainsi, à la lumière de l'ampleur de la documentation sur la sensibilité de l'hôte et la libération d'ions métalliques, l'équipe a communiqué le fruit de ses recherches rapidement et stoppé à titre préventif toutes les chirurgies utilisant ce type précis de prothèses. « Tous les patients qui ont pris part à l'étude se portent bien, affirme le Dr Garbuz, responsable du projet. Nous ne savons donc pas s'il s'agit d'une préoccupation clinique réelle. » Leurs résultats doivent paraître cette année dans le Journal of Clinical Orthopaedics and Related Research.
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