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L’adjoint au médecin peut-il améliorer l’accès aux soins? Emil H. Schemitsch, M.D., F.R.C.S.C. Rédacteur en chef Compte tenu des problèmes endémiques associés à l’accès aux soins de santé, il est logique de veiller à ce que les orthopédistes fassent le travail pour lequel ils ont été formés. En tant que spécialiste en arthroplastie, je dois donner des consultations une fois par semaine dans une clinique spécialisée fort fréquentée, où je rencontre de nombreuses personnes atteintes d’ « arthrite au genou ». Ces personnes sont des candidats potentiels à une arthroplastie totale du genou. Et pourtant, elles sont nombreuses à ne souffrir que de chondromalacie ou d’une pathologie méniscale mineure. Souvent, elles n’ont pas reçu les traitements conservateurs les plus rudimentaires, comme la physiothérapie. L’adjoint au médecin, formé pour exécuter certaines tâches incombant actuellement aux orthopédistes, pourrait faire le tri de ces cas et commencer le traitement. Cela me permettrait de voir les personnes qui sont prêtes à subir une arthroplastie totale du genou et, donc, d’améliorer l’accès à cette chirurgie.
Il en va de même dans la salle d’opération. La majorité du temps que l’orthopédiste passe dans cette salle est consacré à accomplir des tâches qui, ici encore, n’exigent pas nécessairement ses connaissances en arthroplastie, comme le transfert, la préparation et l’installation des champs stériles, l’exposition de la plaie et sa fermeture et la transcription des ordonnances. Cela pourrait aussi être fait par l’adjoint au médecin. On accroîtrait ainsi l’accès aux soins en permettant aux orthopédistes de faire davantage ce pour quoi ils ont été formés. Mais, l’adjoint au médecin favorise-t-il vraiment l’accès aux soins? Si davantage de personnes parmi celles rencontrées en clinique nécessitent une arthroplastie totale du genou ou de la hanche, mais que l’on n’augmente pas en conséquence les ressources nécessaires à la gestion de ces cas, les listes d’attente pourraient en fait s’allonger. De même, si les orthopédistes sont « libérés » et peuvent faire ce pour quoi ils ont été formés, ils auront besoin des ressources nécessaires pour y arriver. Je parle ici de temps en salle d’opération et en clinique, ainsi que du soutien des anesthésistes et des infirmières. Notre système de santé peut être amélioré. Mais, on en revient toujours à la nécessité d’y consacrer les ressources nécessaires. Je crois que l’adjoint au médecin peut jouer un rôle important dans l’amélioration de l’efficacité de notre système de santé. Mais cela doit se faire dans le contexte plus large de la disponibilité des ressources.
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